Pollution diffuse

Une pollution diffuse provient d’apports disséminés sur une surface étendue, sans point de rejet unique aisément localisable. Les substances sont mobilisées dans un bassin versant puis atteignent les eaux superficielles ou souterraines par ruissellement, érosion, drainage ou infiltration. Les nitrates, phosphore, produits phytopharmaceutiques et contaminants urbains en constituent des exemples fréquents.

Des transferts dépendants du territoire

La source générale peut être connue — pratiques agricoles, matériaux urbains, dépôts atmosphériques — alors que chaque voie d’entrée dans le milieu reste difficile à isoler. Les pluies, l’irrigation, la pente, la couverture du sol, la perméabilité et les réseaux de drainage contrôlent la mobilisation. Une même quantité utilisée sur le territoire ne correspond donc pas directement à la charge qui atteint l’eau.

Les transferts peuvent être lents et continus ou concentrés pendant quelques épisodes hydrologiques. Les substances solubles, comme les nitrates, gagnent facilement les nappes et les cours d’eau. Les molécules adsorbées sur les particules sont davantage entraînées avec l’érosion. Le stockage dans les sols et les eaux souterraines peut retarder de plusieurs années la réponse du milieu.

Effets et observation

La pollution diffuse contribue notamment à l’eutrophisation, à la contamination des ressources en eau et à l’exposition chronique des organismes. Son intensité varie dans l’espace et le temps ; elle est évaluée par des réseaux de mesure, des bilans de flux et des modèles reliant usages du territoire, hydrologie et concentrations.

Elle se distingue d’une pollution ponctuelle issue d’un rejet localisé et d’une pollution dispersée produite par de nombreux sites ponctuels identifiables. Dans un même bassin, ces trois configurations peuvent se cumuler et alimenter les mêmes contaminants.

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