Potamot
Potamot est un nom vernaculaire appliqué à des plantes aquatiques à fleurs de la famille des Potamogetonaceae, notamment aux espèces de Potamogeton. Certains noms français sont restés en usage après un changement de genre : le potamot pectiné est ainsi Stuckenia pectinata. Le mot ne constitue donc pas, à lui seul, l’identification d’une espèce ni l’équivalent exact d’un genre scientifique actuel.
Des plantes enracinées et diversifiées
Ces macrophytes possèdent des racines et des tiges souvent issues de rhizomes fixés au sédiment. Selon l’espèce, les feuilles sont entièrement submergées ou comprennent des feuilles flottantes. Leur largeur, leur nervation, leur pétiole, les stipules et les fruits contribuent à la détermination. Une silhouette générale d’herbier ne suffit pas à identifier un potamot.
La croissance végétative permet l’extension locale d’un peuplement. Des fleurs et des fruits assurent également la reproduction sexuée. L’importance respective de ces voies varie avec les espèces et les conditions ; un grand herbier ne correspond pas nécessairement à un grand nombre d’individus génétiquement distincts.
Le potamot pectiné
La plante illustrée dans cette fiche est Stuckenia pectinata, nom accepté par Kew/WCVP ; Potamogeton pectinatus est un ancien nom. Cette espèce à feuilles étroites est largement distribuée et peut occuper des eaux douces à saumâtres. Son cas ne doit pas être étendu à toutes les espèces appelées potamots.
La salinité et les nutriments font partie des facteurs qui influencent le peuplement, avec la lumière, le sédiment, la profondeur, le courant et le broutage. Le qualificatif marin ne convient donc pas à l’ensemble de ces plantes, même lorsque certaines se développent dans des milieux littoraux saumâtres.
Effets d’un herbier
Les tiges et les feuilles modifient localement les écoulements et offrent des surfaces ou des refuges à des organismes aquatiques. Le couvert peut favoriser le dépôt de particules et modifier les conditions lumineuses et sédimentaires. Ces interactions dépendent de la densité et de la forme des plantes autant que de l’hydrodynamisme.
Une espèce peut être abondante dans une eau riche en nutriments sans constituer, par sa seule présence, une preuve de pollution. Une turbidité élevée peut aussi limiter la photosynthèse malgré des nutriments disponibles. L’identification botanique et l’observation du milieu restent nécessaires pour interpréter la présence d’un potamot.