Production in-situ

La production in situ désigne, en aquaculture, la formation d’une ressource alimentaire dans le milieu où les animaux sont élevés. Phytoplancton, périphyton, zooplancton, organismes benthiques et détritus microbiens peuvent ainsi contribuer directement à l’alimentation. Cette production naturelle se distingue d’un aliment fabriqué ou d’une proie vivante cultivée dans une unité séparée puis distribuée.

Origine de la ressource

Dans un étang fertilisé, les nutriments stimulent les producteurs primaires, notamment les algues. Ceux-ci nourrissent directement les espèces herbivores ou soutiennent des rotifères, cladocères, copépodes et organismes benthiques consommés par les poissons et crustacés. Les biofilms fixés sur des supports constituent une autre forme de production locale.

La composition et l’abondance de cette ressource changent avec la lumière, la température, l’oxygène, les apports nutritifs, la salinité, le renouvellement de l’eau et la pression de broutage. La biomasse planctonique n’est donc pas équivalente à la quantité réellement ingérée ou assimilée.

Place dans les systèmes d’élevage

La production in situ joue un rôle central dans de nombreux systèmes extensifs et semi-intensifs. Elle peut compléter un aliment distribué et améliorer l’accès des jeunes stades à des particules mobiles de taille appropriée. En écloserie, les microalgues, rotifères ou copépodes sont aussi fréquemment cultivés séparément : ils relèvent alors de la production d’aliments vivants, mais non de la production in situ au sens strict.

Une production excessive ou déséquilibrée peut favoriser des efflorescences, de fortes variations journalières d’oxygène et de pH, ou l’accumulation de matière organique. Sa contribution dépend ainsi du fonctionnement écologique de l’installation autant que de la quantité produite.

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