Pseudotrichonotidae

Les Pseudotrichonotidae sont une famille d’aulopiformes marins comprenant quatre espèces du genre Pseudotrichonotus. Ces petits poissons allongés de l’Indo-Ouest Pacifique sont associés aux fonds sableux et connus sous le nom de poissons-lézards plongeurs de sable. Leur ressemblance avec d’autres poissons fuselés vivant près du substrat ne traduit pas nécessairement une parenté étroite.

Une diversité longtemps sous-estimée

La famille comprend Pseudotrichonotus altivelis, P. xanthotaenia, P. belos et P. caeruleoflavus. Dans la classification actuelle d’Eschmeyer, elle appartient aux Aulopiformes, sous-ordre des Aulopoidei. Certaines sources plus anciennes la placent dans les Synodontoidei ou ne recensent qu’une partie des espèces aujourd’hui reconnues.

La description de P. belos en 2016 a établi la première présence confirmée de la famille dans les eaux australiennes. Elle reposait sur trois spécimens collectés au large de l’Australie-Occidentale. La publication distinguait alors cette espèce de ses deux congénères connus ; ce nombre historique ne doit pas être repris comme inventaire actuel.

Caractères d’identification

Le corps est fin, avec une longue nageoire dorsale et une coloration souvent discrète ou translucide. La position de l’origine dorsale, les nombres de rayons et les proportions des nageoires différencient les espèces. Chez P. belos, une dorsale plus reculée et certains comptes de rayons contribuent au diagnostic publié.

L’apparence ne suffit pas à rattacher un poisson à cette famille. Des groupes différents ont acquis une silhouette allongée ou une aptitude à s’enfouir. Le nom Pseudotrichonotus évoque précisément une ressemblance superficielle avec Trichonotus, qui appartient à une autre famille.

Connaissance de l’habitat

Les observations et les captures associent ces poissons aux fonds sableux du plateau continental et de zones récifales. Les localités, profondeurs et méthodes de collecte décrivent les spécimens étudiés, pas les limites physiologiques de toute la famille.

Le petit nombre d’individus disponibles peut restreindre l’interprétation des répartitions et des variations anatomiques. L’absence de captures dans un secteur ne démontre donc pas à elle seule l’absence du groupe, particulièrement pour des poissons discrets vivant au contact du sédiment.

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