Régions à forte diversité
Une région à forte diversité est un territoire dont la diversité biologique est élevée relativement à des régions comparables, selon un indicateur, un groupe taxonomique et une échelle explicités. L’expression peut désigner une grande richesse en espèces, un endémisme marqué, une diversité phylogénétique élevée ou une forte variété d’écosystèmes. Elle ne correspond pas à une catégorie réglementaire ni à une liste universelle de priorités.
Mesure et comparabilité
La richesse spécifique observée augmente généralement avec la surface, le nombre d’individus et l’effort d’échantillonnage. Comparer des valeurs brutes obtenues sur des aires ou avec des protocoles différents peut donc fabriquer un contraste artificiel. Courbes d’accumulation, raréfaction, estimateurs et standardisation de l’effort aident à séparer diversité réelle et incomplétude de l’inventaire.
Une région riche en poissons ne l’est pas nécessairement pour les plantes, invertébrés ou microorganismes. Le résultat dépend aussi de la saison, de la résolution taxonomique et du traitement des espèces rares ou cryptiques. Une carte de « forte diversité » n’est interprétable qu’avec l’indicateur employé et son incertitude.
Conservation
Les pays qualifiés de mégadivers constituent une application à l’échelle nationale, fondée surtout sur richesse et endémisme. Cette désignation diffère d’un point chaud de biodiversité, qui ajoute des critères de menace ou de perte d’habitat, et d’une aire protégée, qui possède un statut juridique.
La concentration de diversité peut guider l’inventaire ou l’allocation de moyens, mais elle ne suffit pas à fixer une priorité. Vulnérabilité, irremplaçabilité, connectivité, fonctions écologiques et faisabilité des actions doivent aussi être examinées. Un milieu naturellement pauvre en espèces peut conserver une lignée unique ou une fonction indispensable.