Représentativité

La représentativité est le degré auquel un échantillon, une collection ou un réseau de sites restitue la diversité de l’ensemble qu’il doit décrire ou conserver. Elle n’est jamais une qualité absolue : elle dépend d’une population de référence, de caractères mesurés et d’un objectif. Un dispositif peut être représentatif des habitats d’une région tout en l’étant mal de sa diversité génétique.

Échantillonnage et ressources génétiques

Dans une enquête, la représentativité exprime la proximité entre la composition de l’échantillon et celle de la population cible pour les variables pertinentes. Elle dépend du plan d’échantillonnage, de la couverture spatiale et temporelle, de la détectabilité et des non-réponses. Augmenter le nombre d’observations ne corrige pas automatiquement un biais de sélection.

Pour une conservation ex situ, la question porte notamment sur les populations d’origine, les familles, les sexes, les classes d’âge et la variation allélique conservée. Un groupe de reproducteurs nombreux mais apparentés peut être moins représentatif qu’un ensemble plus diversifié et équilibré. La traçabilité des origines, la limitation de la consanguinité et de la dérive génétique, ainsi qu’un plan de reproduction, conditionnent le maintien de cette représentativité au fil des générations.

Réseaux écologiques

À l’échelle des aires protégées, un réseau écologiquement représentatif doit couvrir la variété des écosystèmes, habitats, processus et espèces du territoire considéré, et non seulement une proportion totale de surface. La représentativité se mesure alors par catégories explicites : écorégions, types de milieux, bassins, gradients environnementaux ou taxons d’intérêt. Elle complète la connectivité, l’état écologique et l’efficacité de gestion ; elle ne prouve pas à elle seule que la biodiversité est effectivement protégée.

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