Scleropages
Scleropages est un genre de poissons d’eau douce de la famille des Osteoglossidae, dans l’ordre des Osteoglossiformes. Ses représentants vivent en Asie du Sud-Est, en Australie et en Nouvelle-Guinée. Leur grande bouche tournée vers le haut et leurs grandes écailles les rendent reconnaissables, mais les noms d’arowana ou de scléropage ne suffisent pas à identifier une espèce.
Espèces et classification
Le catalogue d’Eschmeyer du 21 septembre 2026 retient S. formosus, S. inscriptus, S. jardinii et S. leichardti comme espèces valides. Il traite d’autres noms en synonymie ou comme incertains. Le nombre de noms publiés dans le genre ne correspond donc pas au nombre d’espèces actuellement reconnues.
Les limites entre certaines formes australiennes et les dénominations de formes asiatiques ont fait l’objet de discussions. Une variété de couleur sélectionnée en élevage ne constitue pas, par son seul aspect, une espèce distincte. Le nom scientifique, les caractères anatomiques et l’origine du spécimen restent complémentaires.
Biologie et soins parentaux
Chez Scleropages jardinii, les descriptions indiquent un corps allongé et comprimé, une bouche supère, des barbillons au menton et des nageoires dorsale et anale situées vers l’arrière. L’espèce fréquente notamment des eaux continentales à faible pente et des zones inondables végétalisées. Elle capture des insectes, de petits poissons et des crustacés.
L’incubation buccale protège les œufs et les jeunes, mais le sexe du parent incubateur ne doit pas être généralisé à partir d’un seul membre du genre. La fiche de Museums Victoria indique une incubation par la femelle chez S. jardinii. Présenter tous les Scleropages comme des incubateurs buccaux paternels serait donc incorrect.
Vérifier une identification
Un nom de couleur ou une appellation commerciale ne suffit pas à établir l’identité d’un spécimen. La comparaison porte sur l’espèce nommée, les caractères effectivement décrits et l’origine documentée. Les formes que le catalogue traite comme synonymes ou incertaines doivent rester distinguées de ses espèces valides.
Les données biologiques et les statuts de protection se vérifient ensuite espèce par espèce. Ils ne se déduisent ni de la couleur d’un poisson ni de son seul nom de genre, et ne s’étendent pas automatiquement aux formes australiennes.