Soupirail

Chez les poissons, le soupirail désigne le spiracle, une petite ouverture située derrière l’œil qui communique avec la cavité bucco-pharyngienne. Cette ouverture existe notamment chez de nombreuses raies, certains requins et quelques poissons osseux. Sa présence et son rôle respiratoire varient selon le groupe : elle peut laisser entrer de l’eau, ou de l’air chez les polyptères.

Une voie d’entrée distincte de la bouche

Le spiracle correspond à une structure issue de la région de la première fente pharyngienne. Chez de nombreux élasmobranches qui vivent près du fond, l’entrée d’eau par cette ouverture dorsale permet de ventiler les branchies lorsque la bouche reste proche du sédiment ou occupée par une proie. L’eau gagne ensuite la cavité pharyngienne et les surfaces d’échange branchiales. Le spiracle ne réalise donc pas, à lui seul, les échanges gazeux.

Son développement diffère beaucoup entre poissons. Il est bien visible chez certaines raies, réduit chez divers requins et absent chez de nombreux autres poissons. La présence d’un spiracle ne permet pas de conclure qu’une espèce respire de l’air. Chez les polyptères étudiés par Graham et ses collaborateurs, il participe effectivement à la prise d’air utilisée pour la respiration pulmonaire : cette fonction ne se généralise pas aux raies.

Ouverture et organe sensoriel

L’organe spiraculaire étudié chez les élasmobranches est un appareil sensoriel associé à cette région. Le distinguer de l’ouverture évite de confondre une voie de ventilation avec les tissus spécialisés qui l’accompagnent. La taille apparente du soupirail, son ouverture intermittente et sa fonction doivent être interprétées avec l’anatomie et le mode de vie de l’espèce observée.

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