Soupirail

Chez les poissons, le soupirail est un ancien nom français du spiracle, une ouverture paire située derrière l’œil et dérivée de la première fente pharyngienne. Il est particulièrement visible chez de nombreuses raies et chez certains requins. Il met l’extérieur en communication avec la cavité bucco-pharyngienne, mais sa contribution à la ventilation branchiale varie selon les groupes et les modes de vie.

Organisation et circulation de l’eau

Chez beaucoup d’élasmobranches benthiques, l’eau peut entrer par les spiracles lorsque la bouche est proche du sédiment ou occupée par une proie. Elle rejoint ensuite le pharynx, traverse les branchies et ressort par les fentes branchiales. Une valve limite le reflux et l’entrée de particules. Les spiracles peuvent être grands chez certaines raies et très réduits ou absents chez des requins pélagiques pratiquant surtout la ventilation par la bouche ou par la nage.

Une pseudobranchie est associée à cette région chez plusieurs poissons. Elle reçoit du sang déjà oxygéné et participe notamment à l’irrigation et aux échanges gazeux de structures de la tête. Elle ne constitue pas une branchie respiratoire supplémentaire équivalente aux arcs branchiaux principaux.

Variations évolutives

Le spiracle est un vestige fonctionnel de la première fente branchiale des vertébrés à mâchoires. Chez les téléostéens, l’ouverture externe a disparu, tandis que des structures dérivées persistent. Chez les bichirs du genre Polypterus, des spiracles spécialisés participent à la respiration aérienne et conduisent l’air vers les poumons.

Le soupirail ne doit pas être confondu avec une fente branchiale, l’évent des cétacés ou les stigmates trachéens des arthropodes. « Spiracle » est le terme anatomique moderne le plus courant.

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