Tégument

Le tégument forme le revêtement externe d’un animal et son interface avec le milieu. Chez les poissons, il comprend notamment l’épiderme, le derme et les tissus sous-jacents, avec des annexes variables selon les groupes. Des écailles, des cellules pigmentaires et une couche de mucus peuvent participer à cet ensemble. Son organisation change avec l’espèce et le stade de développement.

Tissus et surface muqueuse

L’épiderme de la plupart des poissons comporte des cellules vivantes jusqu’à la surface, contrairement au revêtement fortement kératinisé de nombreux vertébrés terrestres. Les cellules mucipares produisent une partie des constituants de la couche muqueuse au contact de l’eau. Le derme est un tissu conjonctif sous-jacent où se trouvent notamment des éléments vasculaires, nerveux et pigmentaires.

Les écailles dermiques de nombreux poissons osseux ne recouvrent pas extérieurement une peau nue : elles sont associées à cette organisation tissulaire. Tous les poissons ne possèdent toutefois pas le même type d’écailles, ni des écailles sur toute la surface du corps. Le mot « tégument » conserve ainsi une portée plus large que la seule couverture écailleuse.

Barrière et échanges

La peau limite les échanges non contrôlés entre l’animal et l’environnement et protège les tissus sous-jacents. Elle contribue à l’équilibre interne tout en restant une surface biologiquement active. Les molécules du mucus participent notamment aux interactions avec le milieu et à certaines fonctions de défense ; leur présence ne prouve pas que leur rôle soit identique chez toutes les espèces.

Glover et ses coauteurs montrent que les échanges cutanés de gaz, d’ions, de composés azotés ou de nutriments prennent une importance particulière dans certains groupes. Les myxines, des poissons amphibies et les jeunes stades ne présentent pas les mêmes contraintes qu’un téléostéen adulte doté de branchies fonctionnelles. Le tégument peut donc jouer des rôles de transport très différents.

Variations et intégrité

La coloration, la perception et les annexes spécialisées complètent les fonctions de revêtement. Les proportions des couches, l’épaisseur et la composition du mucus varient avec le groupe et les conditions physiologiques. Une lésion ou une perte de mucus modifie cette interface, mais son aspect ne suffit pas à déterminer une cause. Une description anatomique sépare les tissus présents, leur état et les fonctions effectivement étudiées.

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