Atoll fermé

Un atoll fermé est un atoll dont le lagon ne communique pas avec l’océan par une passe profonde assurant des échanges majeurs et permanents. Le rebord récifal peut néanmoins comporter des chenaux peu profonds, des îlots séparés ou des zones submergées, et l’eau océanique peut franchir le récif sous l’effet des vagues.

Degré de fermeture

« Fermé » décrit un confinement relatif, non une enceinte étanche. Les échanges dépendent de la hauteur des vagues, de la marée, du niveau du platier, du nombre et de la géométrie des petits chenaux ainsi que des événements de forte houle. Une passe peu profonde peut fonctionner en permanence, seulement lors de certaines houles ou principalement pendant les tempêtes.

Dans la littérature consacrée aux Tuamotu, les atolls fermés sont souvent définis comme des atolls sans passe profonde. Cette convention est adaptée à ce terrain, mais elle ne fournit pas à elle seule une mesure universelle du temps de renouvellement de l’eau.

Conséquences écologiques

Le confinement peut accroître l’amplitude des variations de température, de salinité et d’oxygène dissous et limiter les échanges d’organismes avec l’océan. Les effets diffèrent toutefois selon la taille et la profondeur du lagon, les apports météoriques et la connectivité résiduelle. Le qualificatif « fermé » ne permet donc pas de déduire automatiquement la qualité de l’eau ou la composition biologique.

Des lagons sans passe peuvent néanmoins héberger des populations abondantes de quelques mollusques adaptés. Dans les Tuamotu, les assemblages dominants diffèrent fortement entre lagons fermés, ce qui montre que le degré d’ouverture n’explique pas seul leur écologie.

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