Cyprinidae

Les Cyprinidés sont les poissons de la famille des Cyprinidae, une lignée de Cypriniformes principalement dulçaquicoles. Elle comprend notamment la carpe commune, le poisson rouge, des barbeaux africains et asiatiques, des labeos et de nombreux petits poissons d’Asie. Son périmètre a été restreint par les classifications phylogénétiques : plusieurs groupes autrefois inclus dans une vaste famille Cyprinidae sont désormais reconnus comme des familles distinctes.

Caractères généraux

Les Cyprinidae sont des poissons osseux d’eau douce, avec quelques espèces capables de fréquenter des eaux saumâtres. Comme les autres Cypriniformes, ils ne possèdent pas de dents sur les mâchoires. Les aliments sont traités par des dents pharyngiennes portées par le cinquième arc branchial et opposées à une plaque cornée. Leur nombre et leur disposition fournissent des caractères anatomiques utiles, mais varient entre lignées.

La bouche est souvent protractile. Des barbillons sont présents chez certains genres et absents chez d’autres. La forme des nageoires, des écailles et des lèvres reflète une grande diversité de modes de vie ; aucun de ces caractères pris isolément ne suffit à circonscrire toute la famille. Les Cypriniformes possèdent aussi un appareil de Weber, ensemble d’osselets qui transmet les vibrations de la vessie natatoire à l’oreille interne et améliore la perception acoustique.

La famille réunit des espèces de tailles, de régimes et d’habitats très divers. Certaines consomment surtout des invertébrés, d’autres des végétaux, du plancton, des détritus ou plusieurs de ces ressources. Elles occupent des torrents, des rivières, des plaines inondables, des lacs et des étangs, avec des adaptations contrastées à la vitesse du courant, à la température et à l’oxygène dissous.

Importance en élevage et en santé animale

La carpe commune, Cyprinus carpio, et le poisson rouge, Carassius auratus, sont deux représentants majeurs en aquaculture ou en aquariophilie. D’autres Cyprinidae soutiennent des pêcheries continentales et des élevages alimentaires en Asie et en Afrique. Les déplacements d’animaux vivants peuvent aussi diffuser des parasites et agents infectieux entre bassins. La parenté taxonomique n’implique cependant pas une sensibilité identique : l’espèce, l’âge, la souche, les conditions d’élevage et l’agent concerné modulent le risque.

Le nom vernaculaire carpe s’applique à plusieurs espèces et parfois à des poissons relevant d’autres familles. « Poissons blancs » regroupe lui aussi des espèces sans valeur taxonomique précise. Un nom scientifique accepté relie plus sûrement une observation biologique ou sanitaire au taxon concerné.

Un périmètre taxonomique révisé

Dans les ouvrages anciens, Cyprinidae était utilisé au sens large pour une grande partie des Cyprinoidei. Les analyses morphologiques et moléculaires ont conduit à élever plusieurs anciennes sous-familles au rang de familles. Les gardons, ablettes, vairons et vandoises européens relèvent notamment des Leuciscidae dans la classification actuelle, et non des Cyprinidae au sens restreint.

Le catalogue d’Eschmeyer répertorie actuellement plusieurs centaines de noms génériques rattachés aux Cyprinidae, y compris des synonymes et des noms historiques. Le nombre de genres ou d’espèces valides diffère donc du nombre total de noms enregistrés. La composition de la famille continue d’évoluer au rythme des révisions phylogénétiques et nomenclaturales.

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