Division périphérique
La division périphérique est une catégorie biogéographique historique regroupant des poissons issus de lignées principalement marines, mais dont certaines espèces fréquentent ou colonisent l’eau douce. Ces poissons conservent généralement une forte tolérance à l’eau salée ou un cycle diadrome. La catégorie aide à reconnaître les distributions continentales qui peuvent résulter d’une dispersion côtière ou marine.
Exemples et limites
Les saumons, anguilles, épinoches, gobies et certains siluriformes marins ont été classés parmi les formes périphériques selon les auteurs. L’appartenance s’appliquait souvent à des familles entières, alors que la tolérance au sel varie entre espèces, populations et stades. Elle ne prédit donc pas à elle seule la physiologie d’un poisson particulier.
Dans son étude de 1949, Myers rappelait que Nichols avait proposé en 1928 une division continentale et une division périphérique, cette dernière définie par des affinités plus nettes avec les groupes marins. Myers a distingué les divisions primaire et secondaire au sein des poissons continentaux. La classification tripartite aujourd’hui souvent appelée « divisions de Myers » résulte d’une simplification ultérieure de ces cadres historiques.
Ces divisions sont écologiques et biogéographiques, non des rangs taxonomiques. Des analyses contemporaines peuvent les employer comme groupes comparatifs ; leur portée dépend de la classification adoptée et de la prise en compte des exceptions. « Périphérique » ne signifie ni marginal dans l’aire de répartition, ni simplement présent près du littoral.