Épiblaste

L’épiblaste est une population cellulaire embryonnaire dont le sens dépend du groupe animal et du stade étudié. Chez les téléostéens tels que le poisson-zèbre, il correspond à la couche de cellules du blastoderme qui demeure superficielle pendant la gastrulation, tandis que les cellules involuées forment l’hypoblaste. L’épiblaste téléostéen contribue principalement à l’ectoderme, à l’origine notamment de l’épiderme et du système nerveux.

Formation chez les téléostéens

Au début de la gastrulation, le blastoderme s’amincit et s’étale sur le vitellus par épibolie. À sa marge, des cellules s’internalisent et se déplacent sous les cellules restées en surface. Cette organisation produit deux couches transitoires : l’épiblaste externe et l’hypoblaste interne. Les mouvements de convergence et d’extension remanient ensuite leurs positions le long des axes embryonnaires.

Chez le poisson-zèbre, l’épiblaste est fonctionnellement équivalent à l’ectoderme. Le mésoderme et l’endoderme proviennent essentiellement des cellules internalisées dans l’hypoblaste. Cette topologie n’est pas identique à celle des mammifères : dans l’embryon amniote, l’épiblaste du disque embryonnaire donne naissance aux trois feuillets embryonnaires lors de la gastrulation.

Une structure transitoire

L’épiblaste n’est ni un organe définitif ni un simple revêtement protecteur. Il désigne un territoire embryonnaire défini par sa position, ses mouvements et son devenir. Sa composition et ses limites évoluent rapidement pendant la gastrulation, ce qui rend le stade de développement indispensable à l’interprétation d’une coupe ou d’un marquage cellulaire.

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