Glande adhésive
Une glande adhésive larvaire est une structure sécrétrice transitoire grâce à laquelle les jeunes stades de certains poissons se fixent au substrat ou s’agrègent. Souvent disposées sur la tête, ces glandes produisent un mucus collant au contact de la surface. Leur nombre, leur position et leur durée de fonctionnement varient fortement entre espèces.
Organisation et fonction
Chez plusieurs Cichlidae à ponte sur substrat, l’appareil comprend des papilles formées de cellules sécrétrices, parfois réparties en plusieurs paires dorsales et ventrales sur la région céphalique. La sécrétion assure une adhérence réversible avant que la larve ne devienne nageuse. Cette immobilisation temporaire limite l’entraînement par le courant et maintient les larves dans la zone surveillée par les parents.
La glande adhésive n’est pas un organe permanent comparable à une ventouse. Elle régresse lorsque la nage et l’alimentation exogène se mettent en place. Chez Pterophyllum scalare, trois paires de glandes céphaliques participent ainsi à la fixation avant la phase de nage libre ; chez d’autres téléostéens, le nombre de glandes et le calendrier de régression diffèrent.
Variabilité du développement
La présence d’un organe adhésif n’est pas générale chez les poissons. Même entre espèces proches, son apparition, sa topographie et sa persistance dépendent de l’histoire évolutive et de l’écologie des premiers stades. La température modifie la vitesse du développement, mais elle ne fournit pas une chronologie universelle transposable d’un taxon à l’autre.