Photique
Photique qualifie une partie d’un milieu aquatique où la lumière solaire reste mesurable ou écologiquement active. Dans l’usage océanographique, la zone photique est souvent assimilée à la zone euphotique, comprise entre la surface et la profondeur où l’éclairement permet encore une photosynthèse nette significative. Sa profondeur n’est pas fixe.
Une limite optique et biologique
Une convention courante place la base de la zone euphotique à la profondeur où le rayonnement photosynthétiquement actif atteint 1 % de sa valeur juste sous la surface. Ce seuil opérationnel facilite les comparaisons, mais il ne correspond pas à une frontière abrupte : le spectre lumineux change avec la profondeur et les besoins varient entre organismes photosynthétiques.
L’absorption par l’eau et la diffusion par les particules, le plancton et la matière organique dissoute déterminent l’atténuation. La turbidité, la saison, l’angle solaire et l’état de surface font donc varier la profondeur photique. Elle peut atteindre le fond d’une eau côtière claire ou rester très superficielle dans une eau chargée. La valeur souvent citée de 200 m décrit seulement un ordre de grandeur pour certaines eaux océaniques claires.
Conséquences écologiques
Dans cette couche, la lumière soutient la photosynthèse, influence les rythmes biologiques et rend possibles la vision et certains comportements. La zone photique recoupe fréquemment une partie de la zone pélagique, mais elle peut aussi atteindre un fond peu profond et permettre une production benthique. En dessous, une lumière faible peut encore être détectée sans permettre une production photosynthétique nette. Les profondeurs dites « photique », « euphotique » ou « de compensation » ne sont donc comparables que lorsqu’elles reposent sur le même critère optique ou biologique.