Sparidae
Les Sparidae sont une famille de poissons osseux principalement marins, comprenant les sars, pagres et plusieurs espèces appelées dorades. Eschmeyer les place dans les Acanthuriformes ; certains référentiels conservent d’autres placements. Leur corps souvent comprimé et leur dentition différenciée accompagnent des régimes variés. Le nom de famille ne permet pas de déduire le régime ou le mode de reproduction d’une espèce.
Classification et identification
La version du 21 septembre 2026 du catalogue d’Eschmeyer recense 39 genres et 164 espèces dans cette famille. Les genres Diplodus, Pagrus et Sparus en font partie. Ces nombres décrivent une version du catalogue ; ils évoluent avec les descriptions et les révisions.
La fiche FAO décrit notamment une nageoire dorsale à rayons épineux et mous et des dents dont la forme et la disposition varient : incisives, canines ou dents molariformes. Cette diversité aide à distinguer les espèces. Une silhouette de « dorade » ou une coloration argentée ne suffisent pas à identifier un Sparidae. À l’inverse, le poisson rouge appartient aux Cyprinidae.
Milieux et alimentation
Les Sparidae fréquentent notamment les zones côtières, sur fonds rocheux, sableux ou végétalisés selon l’espèce et le stade. Beaucoup exploitent des invertébrés benthiques, mais la famille comprend aussi des régimes à composante végétale. La dentition renseigne sur les aliments accessibles sans remplacer l’étude du contenu digestif ou du comportement alimentaire.
Reproduction et aquaculture
La famille présente plusieurs organisations sexuelles : sexes séparés ou hermaphrodisme séquentiel, selon les espèces. La dorade royale, Sparus aurata, est décrite par la FAO comme protandre : la fonction mâle précède la fonction femelle. Ce cas ne se généralise pas à tous les Sparidae et ne fixe pas un âge universel de changement de sexe.
Certaines espèces font l’objet de pêche et d’élevage. Une fiche aquacole consacrée à Sparus aurata apporte des informations sur cette espèce ; ses caractéristiques de reproduction et de croissance ne décrivent pas automatiquement les sars ou les pagres. L’usage professionnel demande donc de compléter l’identification de famille par celle de l’espèce.