Blastula

La blastula est un stade précoce du développement embryonnaire qui succède aux divisions de segmentation et précède la gastrulation. Chez les poissons téléostéens, elle correspond à un blastoderme pluricellulaire disposé au pôle animal sur une volumineuse masse vitelline. Son organisation diffère donc de la sphère creuse souvent utilisée pour illustrer la blastula d’autres animaux.

Organisation chez les poissons

Après la morula, les blastomères forment un blastoderme de plus en plus organisé. Chez de nombreux téléostéens, la segmentation est partielle et discoïdale : les divisions concernent le cytoplasme du pôle animal, tandis que le vitellus ne se segmente pas. Une couche syncytiale vitelline se met en place à l’interface entre le blastoderme et le vitellus et participe aux interactions nécessaires au développement.

La présence d’un blastocœle unique et bien délimité n’est pas un critère universel chez les poissons. Des espaces irréguliers peuvent apparaître entre les cellules sans former la grande cavité centrale décrite chez d’autres vertébrés. Définir la blastula uniquement par un blastocœle conduirait donc à une généralisation anatomique incorrecte.

Changements cellulaires

Au début du développement, les divisions se succèdent rapidement et augmentent le nombre de cellules sans accroissement comparable du volume total de l’embryon. Pendant la blastula, les cycles cellulaires s’allongent progressivement, perdent leur synchronie et l’activité transcriptionnelle embryonnaire augmente. Chez le poisson-zèbre Danio rerio, cette transition de mi-blastula commence autour du dixième cycle de division ; son calendrier varie entre espèces et avec les conditions d’incubation.

En fin de blastula, le blastoderme s’amincit et commence à s’étendre sur le vitellus par épibolie. Ces mouvements chevauchent la transition vers la gastrula, durant laquelle les territoires cellulaires se réorganisent et les axes du corps s’établissent.

Identification et limites

L’identification de la blastula s’appuie sur une table de développement propre à l’espèce et aux conditions d’incubation. Le nombre de cellules, la forme du blastoderme et le pourcentage d’épibolie sont plus informatifs qu’un temps fixe après la fécondation, car la vitesse du développement de l’œuf varie notamment avec la température.

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