Ordovicien
L’Ordovicien est le deuxième système du Paléozoïque, entre le Cambrien et le Silurien. Selon l’échelle chronostratigraphique internationale publiée en juin 2026, il s’étend de 486,85 ± 1,5 à 443,1 ± 1,0 millions d’années. Il comprend trois séries — Ordovicien inférieur, moyen et supérieur — divisées en sept étages mondiaux.
Océans et diversification
Les continents occupaient des positions très différentes de celles d’aujourd’hui. Le vaste Gondwana s’étendait vers le pôle Sud, tandis que Laurentia, Baltica et la Sibérie étaient séparées par des océans. De larges mers peu profondes couvraient les plateaux continentaux et offraient de nombreux habitats marins.
La Grande biodiversification ordovicienne correspond à plusieurs impulsions régionales et taxonomiques, et non à une apparition simultanée de tous les groupes. La diversité des animaux marins augmente fortement, avec l’expansion des brachiopodes articulés, bryozoaires, crinoïdes, mollusques, graptolites et de nombreux trilobites. Les communautés benthiques deviennent plus structurées verticalement, la bioturbation s’intensifie et les récifs changent de composition. Les causes discutées associent refroidissement progressif, oxygénation, extension des mers épicontinentales, fragmentation des habitats et disponibilité des nutriments ; aucune cause unique ne rend compte de toute la radiation.
Crise de fin d’Ordovicien
Le refroidissement de long terme culmine avec une glaciation sur le Gondwana à la fin de la période. La croissance puis la fonte des calottes modifient rapidement le niveau marin et les habitats des plateaux. Deux impulsions d’extinction affectent surtout la faune marine, dans un contexte combinant refroidissement, régression marine puis perturbations de l’oxygénation. La crise marque la limite Ordovicien–Silurien sans effacer les innovations écologiques acquises pendant la période.