Palatin
Le palatin est un élément pair de la partie antérieure du complexe palato-ptérygoïdien chez de nombreux poissons osseux. Il participe au suspensorium, qui relie les mâchoires au crâne. Son identité anatomique varie selon les lignées : le nom peut recouvrir un autopalatin d’origine cartilagineuse, un composant dermique ou des éléments associés, sans organisation universelle.
Des composantes anatomiques différentes
L’autopalatin provient du cartilage palatoquadrate et s’ossifie par voie endochondrale. Le dermopalatin est un os dermique situé dans la région palatine, qui peut porter des dents. Ces deux composantes ne sont pas présentes ou individualisées de façon identique chez tous les poissons.
Chez les Cypriniformes, le terme autopalatin décrit plus précisément l’élément issu de la portion cartilagineuse ; il ne suppose pas la présence d’un dermopalatin. D’autres lignées présentent une association ou une fusion des composantes. Qualifier indistinctement tout palatin d’os dermique ferait donc disparaître une différence d’origine importante.
Position et articulations
Le palatin occupe généralement la région antérieure du suspensorium, près de la mâchoire supérieure et de la région ethmoïdienne. Ses rapports avec les os ptérygoïdes, le maxillaire et les autres éléments crâniens dépendent de l’espèce. Le vomer correspond à un autre os du toit buccal et ne constitue pas son synonyme.
Ces articulations participent à l’organisation de l’appareil buccal. Leur mobilité, leur réduction ou leur fusion accompagnent des mécanismes de prise alimentaire différents. La seule position de l’os ne permet pas de lui attribuer la même contribution mécanique dans tous les groupes.
Dentition et description
Des dents palatines peuvent être présentes, mais leur disposition n’est pas constante. Les dents du palatin se distinguent des dents vomériennes et des autres dentitions du palais. Leur présence ou leur absence entre dans certaines diagnoses taxonomiques, en association avec d’autres caractères. L’identification de la composante osseuse observée et du stade de développement donne à ces comparaisons leur précision.