Péritoine
Le péritoine est la membrane séreuse qui tapisse la paroi de la cavité viscérale abdominale et recouvre tout ou partie des organes qu’elle contient. Il comprend un feuillet pariétal et un feuillet viscéral formés d’un mésothélium reposant sur du tissu conjonctif. Le péritoine désigne ce revêtement anatomique, tandis que l’espace péritonéal est la cavité étroite délimitée par ses feuillets.
Organisation anatomique
Le feuillet pariétal longe la paroi corporelle, tandis que le feuillet viscéral recouvre les viscères. Tous deux sont continus au niveau de replis qui contribuent à suspendre ou relier certains organes. Leur surface est constituée d’un mésothélium, c’est-à-dire d’un épithélium spécialisé associé à une fine couche conjonctive.
L’espace péritonéal compris entre les feuillets est normalement étroit et contient une faible quantité de liquide. Il facilite le glissement des surfaces lors des mouvements des organes. Le cœlome désigne plus largement la cavité corporelle d’origine mésodermique ; « péritonéal » précise le revêtement de sa partie viscérale abdominale.
Fonctions et variations
Le péritoine constitue une interface mécanique et biologique. Il participe au transport local de fluides et de cellules, aux réactions immunitaires et à la réparation tissulaire. Une inflammation de cette membrane est une péritonite ; elle peut s’accompagner d’exsudat, de dépôts de fibrine ou d’adhérences entre viscères. Le terme décrit une lésion et non sa cause.
Chez les poissons, l’étendue des replis péritonéaux et les rapports entre organes varient avec le taxon et la forme de la cavité viscérale. La description de ces rapports anatomiques contribue à une identification documentée du matériel étudié. Les observations sur des larves et sur des adultes correspondent à des stades différents ; leurs proportions et leurs rapports viscéraux ne sont pas directement interchangeables.
Lors d’une nécropsie, transparence, épaississement, couleur, liquide libre, fibrine et adhérences décrivent l’état de la séreuse. Une anomalie péritonéale peut provenir d’une infection, d’un traumatisme, d’une rupture viscérale ou d’une réaction inflammatoire systémique ; l’aspect macroscopique seul n’identifie pas l’étiologie.
La revue générale d’Isaza-Restrepo et de ses collègues porte principalement sur les données de médecine humaine. Elle éclaire les fonctions du mésothélium, tandis que l’étude de Selene vomer documente des rapports viscéraux propres à un téléostéen. Ces deux niveaux de description ne rendent pas identiques les organisations de toutes les espèces.