Eau saumâtre
Une eau saumâtre présente une salinité intermédiaire entre l’eau douce et l’eau de mer. Elle résulte souvent du mélange de ces deux masses d’eau dans un estuaire ou une lagune, mais peut aussi se former dans un lac continental, un aquifère salin ou un bassin soumis à l’évaporation. Sa composition ionique n’est donc pas toujours celle d’une eau de mer simplement diluée.
Une salinité variable
Une classification fréquemment utilisée situe l’eau saumâtre entre environ 0,5 et 30 unités de salinité, tandis que d’autres référentiels retiennent une limite supérieure proche de 32 ou 35. Ces valeurs sont conventionnelles : la salinité moderne est généralement déduite de la conductivité et ne correspond pas exactement à une masse de sels en grammes par litre.
Dans les estuaires, marées, débit fluvial, précipitations et évaporation déplacent rapidement le gradient salin, horizontalement et verticalement. Les organismes y rencontrent donc des variations parfois plus contraignantes qu’une salinité moyenne stable. Les espèces euryhalines tolèrent une gamme étendue grâce à leurs mécanismes d’osmorégulation, contrairement aux espèces sténohalines. Le terme « saumâtre » décrit ainsi une gamme physico-chimique et un contexte écologique, sans désigner une composition unique.
