Poissons migrateurs

Les poissons migrateurs accomplissent des déplacements orientés, périodiques et biologiquement significatifs entre des habitats distincts, par exemple des zones de croissance, d’alimentation, de refuge et de reproduction. La distance parcourue varie de quelques secteurs d’un bassin versant à plusieurs milliers de kilomètres. Une migration se distingue des déplacements quotidiens et de la dispersion sans retour régulier.

Selon les milieux traversés

Les espèces potamodromes migrent entièrement en eau douce, tandis que les espèces océanodromes se déplacent en mer. Les poissons diadromes, aussi appelés amphihalins, alternent entre eau douce et mer au cours de leur cycle.

Parmi ces derniers, les anadromes, comme le saumon atlantique, grandissent principalement en mer et se reproduisent en eau douce. Les catadromes, comme l’anguille européenne, suivent le schéma inverse. Chez les amphidromes, la migration marine concerne surtout la croissance larvaire et n’est pas directement une migration de ponte.

Déclenchement et orientation

Le débit, la température, la photopériode, les marées et l’état physiologique contribuent au départ et à la progression. L’orientation mobilise selon les espèces l’olfaction, les repères visuels, les courants, le champ magnétique ou la mémoire spatiale. Les phases de montaison et de dévalaison peuvent concerner des juvéniles, des adultes ou les deux.

La continuité des habitats conditionne l’achèvement du cycle. Barrages, seuils, turbines, altération des estuaires, pollution et modification des débits peuvent retarder le passage, accroître la dépense énergétique ou interrompre l’accès aux frayères. Les migrations relient ainsi des écosystèmes éloignés et transportent biomasse, nutriments et diversité génétique.

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