Carpe koï
La carpe koï est une forme ornementale domestique de la carpe commune, Cyprinus carpio. Des générations de sélection ont fixé des combinaisons de couleurs, de motifs, de brillance des écailles et de conformation. Les noms tels que Kohaku, Taishō Sanshoku ou Shōwa Sanshoku désignent des variétés d’élevage et des patrons phénotypiques, non des espèces différentes.
Sélection et apparence
La livrée dépend de cellules pigmentaires, de la distribution des pigments et de propriétés optiques de la peau et des écailles. Le rouge, le noir, le blanc, le jaune ou les reflets métalliques s’organisent différemment selon les lignées. Le motif peut évoluer avec la croissance ; l’alimentation, la lumière, la température et l’état physiologique modulent aussi son expression sans transformer l’appartenance variétale à eux seuls.
Les koïs conservent le plan corporel de Cyprinus carpio : corps puissant, longue nageoire dorsale, bouche protractile et deux paires de barbillons. Elles ne doivent pas être confondues avec les poissons rouges ornementaux, qui appartiennent au genre Carassius et ne portent pas ces barbillons.
Biologie et conditions de maintien
Une koï adulte est une grande carpe, active et longévive. Son maintien repose sur un volume d’eau compatible avec sa taille, une oxygénation suffisante, une filtration dimensionnée pour la charge organique, des paramètres stables et une alimentation adaptée à la saison. Une eau claire n’est pas nécessairement biologiquement équilibrée : l’ammoniac, les nitrites, l’oxygène dissous et la température influencent directement la santé du lot.
La couleur n’établit ni le sexe, ni l’âge exact, ni un diagnostic. Une modification de livrée peut relever de la maturation du motif, de l’environnement ou d’une atteinte générale ; elle s’interprète avec le comportement, l’appétit, les autres signes cliniques et l’historique du bassin.
Biosécurité
Les koïs appartiennent aux variétés de carpe commune incluses par l’Organisation mondiale de la santé animale dans le champ de l’infection par l’herpèsvirus de la carpe koï. La quarantaine, la séparation du matériel et la traçabilité des introductions limitent les contacts entre lots de statut sanitaire inconnu.
