Comment détecter le virus CyHV3 (ou KHV) ?

Message d'avertissement

Covid-19 et confinement : Missions vétérinaires dont la continuité doit être assurée : instruction technique de la DGAL.

Il existe deux types de méthodes pour détecter le virus responsable de l'Herpès Virose de la Carpe Koï :

Méthode directe : recherche d'ADN viral par PCR (Polymérase Chain Reaction)

C’est une méthode moléculaire d’amplification des gènes du virus qui permet de mettre en évidence celui-ci dans les organes du poisson. Ce test est recommandés par l’O.I.E. (Office Internationale des Epizooties) et de le seul actuellement validé en France pour confirmer un épisode de KHVD.

Limite de ce test :

L’ADN viral est difficilement détectable chez des individus porteurs sains. De plus, ils doivent être sacrifiés pour prélever les organes les plus contaminés : rate, rein, et branchies.

Méthodes indirectes : méthode immunologique par test ELISA (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay) et de séro-neutralisation

Elles permettent de détecter des anticorps synthétisés par des poissons contre le KHV. Ces anticorps sont présents à partir de 3 semaines après contamination sur des sujets élevés entre 19° et 25°C et 10 semaines si ceux-ci sont élevés entre 11 et 12°C. Il est possible de détecter des individus ayant été contaminés jusqu’à deux ans après exposition au virus. Les animaux ne sont pas sacrifiés, une simple prise de sang suffit.

Limite de ces tests :

Les individus n’ayant pas un taux d’anticorps suffisant ne sont pas détectés. Cela coincerne ceux qui n’ont pas encore synthétisé d’anticorps (3 semaines post infection) ou qui présentent une diminution du taux d’anticorps (au-delà de 2 ans post infection). La sensibilité de la technique est plus faible qu’une PCR et n’est à l’heure actuelle pas encore officiellement validée. Il existe aussi des risques de réactions croisées (faux positifs) avec un autre herpes virus (CyHV1 responsable de la variole de la carpe.

Conclusion

Ce sont donc deux outils diagnostics différents mais complémentaires. La PCR permet de diagnostiquer du KHV sur des individus malades et la sérologie d’identifier des porteurs sains ou rescapés, et donc d’évaluer l’état sanitaire des populations de carpes vis-à-vis du KHV.

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